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Production et distribution de documentaires d'auteur
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Films parus

ANTICOSTI   Sur les traces de Riel
Le monde d'Adrien Squat!
Le Nord au Cœur Rivières d'argent
On ne mourra pas d'en parler Un Everest de l'intérieur
L'Imposture Méchante job
Chercher le courant Arjuna
BAS! Au-delà du Red Light Seul dans mon putain d'univers
Visionnaires Planétaires

Le trésor Archange

À force de rêves 9, St-Augustin
Survivre Baby Business
Pas de pays sans paysans Le roi du drum
L'ïle aux fleurs Oscar Thiffault

Josef's Daughter

Depuis que le monde est monde
K2 Journal vertical
 
   
 
ANTICOSTI :
La chasse au pétrole extrême

Documentaire de Dominic Champagne
Produit par Sylvie Van Brabant (Rapide-Blanc)
et Dominic Champagne (Le Bien Commun INC.)
2014, 81 minutes
Français


Un documentaire-choc sur une île aux trésors entourée de mystères à l’ère du pétrole extrême. Après des années à militer contre l’invasion de l’industrie du gaz de schiste, Dominic Champagne réalise son premier documentaire en s’invitant sur Anticosti pour une partie de chasse dans le merveilleux monde du pétrole de schiste ! Faut-il exploiter le pétrole d’Anticosti ? À l’heure du réchauffement climatique, entre la pensée magique qui fait rêver notre classe politique et l’exigence écologique, il y a nous, les citoyens. À qui revient-il de décider de l’usage raisonnable de nos ressources collectives ?

 

Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc

 
Le monde d’Adrien

Documentaire de Katerine Giguère
Produit par Katerine Giguère et Sylvie Van Brabant
2013, 11 minutes
Français


Entrer dans l’univers d’un enfant est toujours un privilège. Adrien chérit un monde bien unique. En passant par plusieurs formes d’art, Adrien nous partage ses passions, sa sensibilité et sa vision du monde, qu'il ose déjà définir.


Distribution : Les Films du 3 mars

 
Le Nord au Cœur
Parcours d’un géographe
Avec Louis-Edmond Hamelin

Documentaire de Serge Giguère
Produit par Nicole Hubert et Sylvie Van Brabant
2012, 85 minutes
Français

Dans Le Nord au Cœur, le cinéaste Serge Giguère nous offre une fois de plus un personnage plus grand que nature qui, du haut de ses 5 pieds, est un géant, un pionnier québécois de la géographie nordique et de sa terminologie, ainsi qu’un ardent défenseur de l’autochtonie : Louis-Edmond Hamelin.

Ce géographe, économiste, linguiste, est ce qu’on appelle un « inconnu célèbre ». En effet, l’homme demeure discret, mais son œuvre est publique. Qui ne connaît pas, aujourd’hui, le mot nordicité ? Ce terme et des dizaines d’autres, qui manquaient à notre vocabulaire, ont été façonnés par Louis-Edmond Hamelin, un créateur de mots inspiré, amoureux de la langue autant que du territoire.

Qu’il s’intéresse à notre nordicité, au phénomène des rangs dans le pays rural, ou à l’importance historique des Premières nations, Hamelin, 89 ans, nous ouvre des portes, bouscule les idées reçues, et introduit l’imaginaire dans notre conception du Québec.


• Présentation spéciale Rencontres internationales du documentaire
de Montréal 2012

 

Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc

 


On ne mourra pas d'en parler

Un regard plein de vie sur la mort
Documentaire de Violette Daneau
Produit par Claude Cartier et Sylvie Van Brabant
2010, 92 minutes
Français, anglais, galicéen
et sous-titres français

Road movie intérieur, ce documentaire suit la quête de la réalisatrice qui, depuis l’enfance, a un rapport ambigu avec la mort. À 59 ans, son questionnement s’intensifie et elle cherche des réponses auprès de gens qui sont proches de la mort, accompagnants, malades, anthropologues…

Filmé au Québec, en Suisse, en Espagne et aux États-Unis, On ne mourra pas d'en parler propose une rencontre dynamique, courageuse et déroutante, avec la courbe de notre humanité. En voulant faire un film sur la mort, Violette Daneau a fait un film sur la vie. Et si regarder la mort en face aidait à vivre...

 

Distribution : Salles et projections au Canada, festivals et DVD institutionnel Les Productions du Rapide-Blanc
DVD commercial
Imavision
Autres marchés
Films 2.0 • info@lamort-lefilm.com

 


L'Imposture
Documentaire d'Ève Lamont
Produit par Nicole Hubert
2010, 93 minutes
Français


La tendance actuelle à faire de la prostitution un métier « comme un autre » est démentie par des femmes qui se sont prostituées. Avec lucidité et courage, elles dévoilent la face cachée de ce prétendu « travail du sexe » qui ne relève pas d’un choix éclairé procurant richesse, plaisir et liberté.
Elles ont 22, 34 ou 48 ans, elles habitent Montréal, Québec ou Ottawa... Ces femmes qui ont récemment quitté la prostitution ou qui tentent d’en sortir, mènent un âpre combat pour se réinsérer socialement et retrouver quiétude et sécurité. Dans ce long processus parsemé d’embûches, chacune cherche à reprendre le contrôle de sa vie, à retrouver l’estime de soi et à s’offrir une place au soleil.

Filmé avec une caméra de proximité, ce documentaire nous plonge au cœur de leur réalité.


• Compétition officielle Rencontres internationales du documentaire
de Montréal 2010


 
Distribution : Salles Les Productions du Rapide-Blanc
 


Chercher le courant

Documentaire de Nicolas Boisclair et Alexis de Gheldere
Produit par Denis McCready et Nicolas Boisclair
2010, 85 minutes
Français, anglais
et sous-titres français

À l'été 2008, à un an du début d'un chantier hydroélectrique de 8 milliards de dollars prévu par Hydro-Québec, Alexis de Gheldere et Nicolas Boisclair décident de parcourir la rivière Romaine en canot avec deux environnementalistes... un « river trip » de 500 km qui les amènera de sa source au Labrador à son embouchure dans le Golfe du Saint-Laurent.

Flanqués d’un poêle à bois innu, de deux panneaux solaires et d’une étude d’impact de 2500 pages, ils découvrent la rivière et ses affluents et les impacts prochains du projet hydroélectrique de Hydro-Québec. Kilomètre par kilomètre, ils ouvrent grands leurs yeux sur cet écosystème spectaculaire et encore sauvage. Durant cette expédition de 46 jours, ils archivent pour les générations futures les images d’un coin de pays d’une remarquable beauté.

Cette aventure se déroule en parallèle à une autre quête, qu'ils mènent avec Roy Dupuis. Ensemble, ils partent explorer la manière de produire et de consommer de l’énergie dans le Québec du XXIe siècle. Les questions suscitées par l’expédition les amènent à consulter des experts et des gens de terrain qui nous révèlent d’étonnantes surprises sur les énergies vertes et leur développement au Québec, suggérant qu’il y a des occasions d’affaires importantes dans ce domaine, et ce pour des générations à venir.

Les énergies vertes tiennent-elles la route ? Quel est le potentiel des énergies renouvelables au Québec ? Quelles surprises attendent nos comptes d’électricité dans un avenir proche? 48 ans après l'élection qui mènera à la nationalisation de l’électricité au Québec, sommes-nous toujours Maîtres chez-nous ?


• Prix du public offert par Canal D, Rencontres internationales
du documentaire de Montréal 2010
• Mention spéciale par le jury ÉcoCaméra Rencontres internationales
du documentaire de Montréal 2010


 
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 


BAS! Au-delà du Red Light

Documentaire de Wendy Champagne
Produit par Denis McCready et Wendy Champagne
2009, 77 minutes
Hindi, nepali, anglais
et sous-titres français


Comment bâtir l'avenir quand on traîne un passé lourd de secrets ? Dans BAS! Au-delà du Red Light, treize jeunes adolescentes libérées des sordides bordels de Mumbai confrontent les démons intérieurs et extérieurs de leur vie et nous révèlent la face cachée du marché florissant du trafic d'enfants.

Sous la garde légale de la Rescue Fondation, ces jeunes victimes sont regroupées et virtuellement prisonnières de ce refuge jusqu'à leur majorité. C'est là qu'elles témoignent des douleurs de leur passé mais évoquent aussi les durs choix qui s'offrent à elles pour l'avenir : le risque d'être trafiquée de nouveau, le mariage « forcé » avec un homme ayant le double de leur âge, ou le travail domestique.

Ce documentaire explore un aspect moins connu de la réhabilitation des enfants victimes de trafic, en offrant une voix à ces jeunes filles. Le fil narratif du film alterne entre le quartier des bordels, le dortoir des jeunes filles à la fondation, un studio où elles répètent les mouvements de danse bhangra, et le cours de danse thérapie.

À travers le matériel exclusif obtenu grâce à un accès soutenu et intime à ce monde interlope, BAS! Au-delà du Red Light amalgame le processus de répétitions de danse, les révélations personnelles des jeunes filles, les confessions glaçantes des trafiquants d'enfants, et des témoignages de politiciens et travailleurs de la Rescue Fondation. On assistera en plus à une dramatique enquête et une rafle sur un des bordels de Mumbai.

Soutenu par la superbe caméra de Katerine Giguère, le film capte l'extraordinaire résilience de ces jeunes filles en la juxtaposant au monde volatile et troublant du plus grand Red Light de la planète.

BAS! signifie : c’est assez!

Pour plus d’informations sur le film et sa mission :
bas-doc


• 
NFB Colin Low Award for most innovative Canadian Documentary
(Doxa Festival, Vancouver)
•  Meilleur documentaire au L.A. Femme International Film Festival


 
Distribution : Les Films du 3 mars
 


Visionnaires planétaires

Guide de survie pour une planète en péril
Documentaire de Sylvie Van Brabant
Produit par Sylvie Van Brabant, Marie-France Côté,
Lucille Veilleux, Peter Wintonick (Rapide-Blanc)
ainsi que Yves Bisaillon et Patricia Bergeron
(Office national du film du Canada)
2009, 82 minutes
Français et sous-titres français

Visionnaires planétaires est une enquête pour trouver des solutions concrètes aux problèmes de notre planète. Nous sommes donc invités à suivre le jeune Mikaël Rioux , un jeune activiste natif de Trois-Pistoles, qui a commencé par militer pour sauver la rivière de son enfance puis s’est retrouvé à défendre diverses causes environnementales. Il nous emmène sur les traces d’hommes et de femmes d’exception qui ont créé des projets innovateurs pour l’avenir de la société. 

Visionnaires planétaires, c’est l’Indien Ashok Khosla et le Development Alternative qui remet le développement dans les mains des populations locales. C’est le Canadien John Todd et ses « machines vivantes » qui s’inspire de la nature pour revivifier les eaux usées. C’est aussi le Suédois Karl-Henrich Robert et The Natural Step, une méthode de gestion pour municipalités et grandes entreprises, basée sur une vision du futur. C’est un autre regard sur la finance, avec l'économiste-humaniste Peter Koenig et un dialogue éclairant avec Marilyn Melhman, force tranquille du mouvement Global Action Plan. C’est, enfin, le Green Belt Movement de la Kenyane Wangari Maathai, et ses millions d’arbres plantés par des femmes qui prennent en main l’environnement de leur pays.

Les images sont grandioses, pour nous rappeler la beauté de cette planète qu’on veut préserver. La trame sonore emprunte à tous les rythmes, à toutes les évocations. Enrichie de mots et d’images, elle parle à nos sens, invite à la célébration, à la réflexion.

Vent d’espoir, ce documentaire positif et inspirant s’adresse à tous ceux qui refusent de baisser les bras devant l’ampleur de la tâche.

Plus d’infos :
onf.ca/visionnairesplanetaires


• Meilleur long métrage canadien, Planet in Focus, Toronto,
octobre 2009
• Compétition officielle, longs métrages IDFA 2009
• Meilleur documentaire 20e Festival du Film de Sept-Îles 2010
• Prix du Public, Festival de Films de Portneuf sur l’environnement 2010
• Finaliste, catégorie Meilleur documentaire Science et nature,
Gala des prix Gémeaux 2010
• Prix du RIFF pour l’Environnement, Reykjavik International Film Festival


 
Distribution : Salles et DVD commercial Les Productions du Rapide-Blanc
Ventes et marché institutionnel Office national du film du Canada
 


À force de rêves

Documentaire de Serge Giguère
Produit par Nicole Hubert et Sylvie Van Brabant (Rapide-Blanc)
ainsi que Colette Loumède (Office national du film du Canada)
2006, 83 minutes
Français


Il est tout à fait possible de vieillir heureux. Les personnages de À force de rêves nous le rappellent par leur rapport passionné au monde, par leurs gestes simples remplis du bonheur de vivre ainsi que par leur sereine lucidité. Si certains films nous aident à mieux vivre, À force de rêves fait certainement partie de ceux là! Le poids des années y apparaît allégé par l’humour et la créativité.

Ils ont entre 72 et 94 ans. Ils font de la musique, de la peinture ou de l’aéromodélisme, travaillent sur leurs terres ou se passionnent pour les antiquités. Retrouvant la verve qui caractérise ses meilleurs films – Oscar Thiffault (1988), Le roi du drum (1991) – Serge Giguère les observe avec la liberté que lui procure sa longue expérience de documentariste, construisant une mosaïque vibrante et colorée à partir des fragments, des traces de leur existence. Le cinéaste fait émerger des liens entre ces individus qui ne se connaissent ni ne se croisent, mais qui tous aspirent à communier avec la grandeur du monde : rêve de voler ou rapport étroit à la nature, au patrimoine, à l’art. Ainsi, les avions modèles réduits qui traversent le film, constructions fragiles qui décrivent des arabesques, sont comme les traces laissées par les personnages. Ces avions légers virevoltent au rythme des airs d’un big band composé de retraités qui prennent plaisir à partager leur swing avec la caméra.

Même si la mort s’annonce autour de chacun, il émane de À force de rêves une chaleur et une joie de vivre que la caméra parvient à traduire par la proximité et l’intimité qui lient le cinéaste à ses personnages. Tout le film est là! Dans cette ambiance positive que les petits désagréments de l’existence ne peuvent altérer. On rend hommage à Serge Giguère d’avoir su être attentif à ces moments de vie, d’avoir su par son habile bricolage donner une forme cinématographique à l’ensemble, d’avoir pris le temps de révéler dans leurs plus fines nuances les précieux enseignements issus d’une sagesse sans prétention.


• Prix Jutra du meilleur documentaire, 2007
• Prix spécial du jury, meilleur long métrage canadien,
Hot Docs, 2007
• Prix La Vague, meilleur documentaire, Festival international
de cinéma francophone en Acadie (FICFA)
• Prix NFB, meilleur documentaire canadien,
Festival du Film International de Calgary, 2007


 
Distribution : Marché commercial - salles et DVD, ventes télévision K-Films Amérique
Boutiques  ONF, ventes institutionnelles  et internationales Office national du film du Canada
 


Survivre

Documentaire de Francine Tougas
Produit par Sylvie Van Brabant
2006, 52 minutes
Français


Le 7 octobre 1966, à Dorion, une petite ville à l'ouest de Montréal, un autobus scolaire transporte vers une soirée de danse une quarantaine de jeunes, âgés de 12 à 20 ans. Au passage à niveau, l'autobus est embouti par un train du Canadien National roulant à pleine vitesse : 19 jeunes sont tués, ainsi que le chauffeur de l'autobus.

La réalisatrice Francine Tougas, originaire de Dorion, avait 14 ans lors du
drame. Au début de la cinquantaine, elle a retrouvé des survivants de cet
accident, ses amis Myles et Pete, et a cherché à savoir où ils en étaient
aujourd’hui, comment on survit à une telle tragédie. Elle les a
accompagnés dans la recherche des documents juridiques des enquêtes
tenues à l’époque, et dans leur quête de vérité.

Tourné sur une période de presque 4 ans, avec 25 participants, ponctué
de nombreuses archives semblant provenir tout droit d’un vieux scrapbook, Survivre lève un coin du voile sur l’espèce de « loi du
silence » qui a toujours entouré les causes réelles de cette tragédie. Film d’enquête et aussi film d’émotion, il nous entraîne sur le chemin de la mémoire et d’une souffrance encore à fleur de peau après 40 ans.


• Prix Best documentary point of view,
Golden Sheaf Awards, Yorkton Festival, 2007


 
Distribution : Filmoption International
 
017

BANDE-ANNONCE
SÉQUENCES INÉDITES


Pas de pays sans paysans

Documentaire d'Ève Lamont
Produit par Nicole Hubert (Rapide-Blanc)
ainsi que Colette Loumède (Office national du film du Canada)
2005, 90 minutes
Français


L’agriculture est en crise partout sur la planète. La course à la productivité de l’agro-industrie s’effectue au détriment de l’environnement et de la qualité des aliments. Sous la pression de la mondialisation, les revenus des agriculteurs diminuent, et les fermes familiales disparaissent sans cesse. « L’argent ne va plus dans les fermes, mais dans les laboratoires des compagnies », fait remarquer un fermier. Dans Pas de pays sans paysans, la réalisatrice Ève Lamont adopte le point de vue d’agriculteurs avertis pour dénoncer les problèmes sociaux, environnementaux et de santé que cause l’agriculture industrielle. La documentariste, jardinière à ses heures, sillonne les campagnes du Québec, de l’Ouest canadien, du Vermont (États-Unis) et de la France. Partout, elle constate les dérapages de l’agriculture productiviste : épandages excessifs de fertilisants et usage d’intrants chimiques qui causent la pollution de l’eau ; déforestation intensive et monocultures qui entraînent la destruction des écosystèmes et des milieux humides ; élevages à grande échelle qu’on traite aux médicaments et aux concentrés pour accroître la production ; enfin, prolifération des OGM qui menacent la biodiversité. À cet égard, la cinéaste rencontre des agriculteurs inquiets, qui craignent que leurs cultures biologiques ou conventionnelles soient contaminées par les cultures transgéniques.

L'emprise de plus en plus grande des multinationales de l’agrochimie et des biotechnologies amène des paysans et des mouvements citoyens à riposter partout sur la planète. En Europe comme en Amérique, des agriculteurs proposent une autre vision de l’agriculture et optent pour des méthodes de production biologique ou pour des méthodes qui réduisent au minimum l’usage d’intrants chimiques. Soucieux de tirer un juste prix de leur travail tout en produisant des aliments sains et de qualité, ils conçoivent des formes de mise en marché indépendantes de l’agro-industrie, en privilégiant un lien direct avec les consommateurs.Pas de pays sans paysans témoigne à la fois d’une implacable lucidité et d’un irrépressible espoir. Un peu partout dans le monde, un courant de résistance ralliant agriculteurs et consommateurs émerge, et proclame qu’il est possible de cultiver et de produire autrement, même à grande échelle, tout en respectant l’environnement et l’autonomie des paysans.

   
Distribution : Office national du film du Canada
 
016


L'île aux fleurs
Documentaire de Katerine Giguère
Produit par Katerine Giguère et Sylvie Van Brabant
2005, 56
minutes
Français et sous-titres français

Alors que plusieurs se questionnent sur l’aide réelle apportée par la communauté internationale aux pays en voie de développement, deux Québécois ont accepté l’invitation d’un organisme humanitaire pour travailler à un projet de coopération en Indonésie. Louise et François, des coopérants néophytes, sont ainsi partis pour l’Île de Flores. Leur mission : implanter des jardins de plantes médicinales dans les villages et jeter les bases d’un projet d’écotourisme qui seraient ensuite administrés par les villageois. Pour eux, c’était un véritable rêve!
 
Mais une fois que Louise et François sont arrivés à destination, les infrastructures locales défaillantes, la corruption endémique des autorités, et les difficultés de communication avec les gens de certains villages ont tôt-fait de les ramener à la réalité. Malgré tout, le couple persiste. Ils suivent des cours d’indonésien, poursuivent leur tournée des villages, et trouvent finalement un endroit où la réceptivité des habitants du village les encourage à s’installer. Les gens de Lekolodo sont accueillants, chaleureux et surtout motivés. Sous l’impulsion du dynamisme du couple québécois, ils se mettent au travail, et les résultats ne tardent pas à venir. À travers les liens de coeur qu’ils tissent avec les villageois, Louise et François réussissent à compléter leur mission. Plus d’un an après leur retour au Québec, leur héritage perdure sur l’île et constitue un inspirant modèle de coopération internationale.
 
La jeune cinéaste Katerine Giguère a suivi l’aventure de Louise et François en les filmant sur une période de quatre ans, avant leur départ, sur place, ainsi qu’à leur retour. Caméra à l’épaule, elle a su s’approcher des gens pour en  tirer un film à la fois émouvant et instructif qui invite à la réflexion. Sans être spécifiquement une critique de l’aide aux pays en voie de développement, L'île aux fleurs démontre que la coopération internationale doit se faire avant tout sur le terrain, en contact direct avec les communautés. 


• Prix du Public et Prix de la Relève, Festival de Films de Portneuf
• sur l’Environnement, Saint-Casimir, 2006

 
   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
015


BANDE-ANNONCE

Josef's Daughter
Documentaire d'Ilana Linden
Produit par Sylvie Van Brabant
2005, 52 minutes
Anglais et sous-titres français

 
Quand son père âgé, et gravement atteint du Parkinson, se retrouve sur son lit de mort, Ilana s’aperçoit qu’elle ne l’a pas véritablement connu. Juif roumain ayant fui en Palestine pour échapper à l’holocauste, Josef Schwartz a par la suite immigré à Montréal où sa femme a donné naissance à deux filles, dont Ilana. Cet homme extraordinairement exigeant et distant a eu un impact sur le développement affectif de sa fille et sur son amour-propre. Comme aucun autre, il critiquait son apparence physique, l’obligeant à se faire belle pour plaire, mais surtout pour projeter une image parfaite.
 
Maintenant rendue dans la cinquantaine, Ilana entre dans sa ménopause et se questionne sur son propre déclin physique. Elle entreprend alors de tourner un documentaire pour pousser davantage sa réflexion et essayer de comprendre ce qui a façonné sa perception de la beauté, de la vie et de la mort. Accompagnant son père jusqu’à son dernier souffle, échangeant de manière émotive avec sa mère et sa sœur sur sa relation avec l’homme qui a marqué sa vision du monde au fer rouge, Ilana tente de faire face à ses peurs. S’adressant directement à la caméra, elle confie ses pensées les plus intimes et avoue son effroi devant le vieillissement de son corps.
 
Parallèlement, le film montre cette ancienne reine de beauté qui débute un entraînement au gymnase afin de ralentir les effets du temps et de la gravité. Ilana s’adjoint même les services d’un entraîneur personnel réputé qui la pousse à se dépasser. À la sueur de son front, elle s’efforce de remodeler son corps. Comme si elle cherchait à demeurer éternellement jeune et conserver une beauté plastique qui lui assurerait de conserver son image extérieure, exigée depuis toujours par son père. Même après sa mort, son emprise est encore palpable. Josef's Daughter est une intéressante méditation sur les séquelles engendrées par une incompréhension entre les membres d’une même famille, et un regard incisif sur la vie d’une femme confrontée à sa propre mortalité.

   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
014


K2 Journal vertical
Documentaire de Claude-André Nadon
Produit par Katerine Giguère et Sylvie Van Brabant
2004, 45 minutes
Français


Été 2003. Les grimpeurs Claude-André Nadon, Sylvain Geneau et Alfred Schreilechner tentent d’accomplir le rêve de tout alpiniste en haute altitude: l’ascension du mythique K2, le deuxième plus haut sommet du monde après l’Everest. Même si la montagne de l’Himalaya est davantage connue, l’ascension du K2 est considérée encore plus exigeante et dangereuse. Pour ces ascensionnistes expérimentés, c’est un défi à la hauteur de leurs aspirations.   
 
Déjà fort de son expérience de tournage pour le film Everest de l’intérieur, Claude-André Nadon se sert de sa caméra comme d'un journal de bord. Tout au long de l’ascension, il donne ses impressions sur son expérience et sur la difficulté de composer avec des conditions météorologiques plus que défavorables. La constance des grands vents et des tempêtes de neige, ainsi que l’impraticabilité de la paroi, finissent par épuiser toutes les réserves des trois grimpeurs. Ils doivent abandonner leur ascension et revenir au pied de cette terrifiante montagne.
 
Malgré l’échec sportif et l’évidente déception personnelle, Claude-André Nadon a néanmoins rapporté de cette ascension des images saisissantes où la démesure splendide des paysages côtoie l'intimité prenante d'un combat entre l'homme et la montagne. Le grimpeur a réussi avec K2 Journal vertical à dévoiler la face cachée de ce sport extrême aussi mystérieux que fascinant.


« En vivant avec la peur, la souffrance physique, la beauté sublime, la mort, l’effort et la véritable camaraderie, j'apprends des leçons uniques sur la vie. Pour moi, l'alpinisme est un raccourci vers la sagesse... »
- Claude-André Nadon


   
Distribution : Filmoption International
 
013


BANDE-ANNONCE


Sur les traces de Riel
Documentaire de Sylvie Van Brabant
Produit par Nicole Hubert et Sylvie Van Brabant
2003, 52 minutes
Français et sous-titres français


Illuminé et traître à la nation pour les uns, héro pacifiste et véritable père du Manitoba pour les autres, Louis Riel déchaîne toujours les passions, 125 ans plus tard. Convaincu de l’importance de son combat, le compositeur Normand Guilbeault, créateur du spectacle Riel, Plaidoyer musical/Musical Plea, part dans l’Ouest canadien à la recherche de l’illustre défenseur des Métis. Mais pour aller au cœur de cette histoire à la fois douloureuse et porteuse d’espoir, Normand Guilbeault a besoin d’un guide. Il trouve la perle rare en Rose Fleury, une Métis de 75 ans, militant pour une révision plus juste de l’histoire de son peuple.
 
Ensemble, ils refont le voyage mythique de Riel, de Saint-Boniface au Manitoba à Batoche en Saskatchewan, afin de recueillir les témoignages de descendants du peuple Métis. Chaque personne rencontrée sur leur route porte encore en elle le poids de la controverse et la tristesse engendrées par la rébellion des Métis et par la pendaison de Riel en 1885. Devant la statue de Riel, devant sa tombe, sur les lieux d’une bataille entre l’armée et les Métis, Rose et Normand s’émeuvent et s’indignent de voir que ce peuple est toujours bafoué, et nulle part à sa place. Mais malgré tout, l’espoir demeure.
 
Pour Sylvie Van Brabant, originaire de Saint-Paul en Alberta, Sur les traces de Riel est un retour aux sources. Un voyage empreint d’émotions pour la cinéaste dont l’enfance dans ce coin de pays a été marqué par une conscientisation de l’injustice dont les Autochtones et leurs cousins Métis souffrent depuis trop longtemps. Accompagnant Rose et Normand dans leur voyage, la réalisatrice est revenue avec un road-movie, rythmé par une musique engagée, et offrant des images évocatrices des plaines de l’Ouest, berceau d’un pays méconnu où perdurent controverses et espoirs de liberté.
 

« À travers l’histoire de la rébellion métisse, ce sont les circonstances de la fondation du Canada qu’on a l’occasion de mettre en perspective. »
- Sylvie Van Brabant

 
• Finaliste meilleur film documentaire, Nomination Prix Séquences,
 Festival Présence Autochtone, terre en vues, 2003


   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
012


BANDE-ANNONCE


Squat!
Documentaire d'Ève Lamont
Produit par Nicole Hubert
2002, 82 minutes
Français


Été 2001 à Montréal, en pleine crise du logement, des sans-abri, des mal-logés et des jeunes militants occupent un bâtiment vacant. Au nom du droit au logement et pour vivre autrement, un squat politique prend forme avec l'appui de la ville. Au jour le jour, Ève Lamont filme la réalité des squatters. Elle fixe sa lentille sur certaines des 50 personnes qui habitent le squat Préfontaine et dresse un portrait social révélateur : une adolescente seule avec son enfant, un ancien clochard, un travailleur au salaire minimum, un jeune fugueur, un étudiant, une punk sans abri, un ébéniste au chômage, un toxicomane qui veut s'en sortir. Tous des gens que la crise du logement frappe de plein fouet.

Pour certains, ils représentent les parias de la société. Désormais, ils ne sont plus seuls dans leur misère et l'espoir est grand. Ils doivent apprendre à vivre ensemble selon des règles qu'ils ont établies au terme de longues discussions. Un projet alternatif et autogestionnaire prend forme, mais est mis en péril par l'administration municipale qui ne laisse pas aux squatters le temps promis et le temps qu'il faut pour s'organiser et mener à terme leur projet.

Plus près du cinéma guérilla que du cinéma direct, Squat! dévoile l'hypocrisie et l'illogisme des autorités municipales qui ont volé l'esprit d'initiative et l'idéalisme des squatteurs, en les entraînant dans un jeu politique dont ils ont été les victimes. De manière subtile, le film montre l'œil vorace des médias et la couverture biaisée de certains d'entre eux. Mais plus que tout, Squat! dénonce la forte tendance de notre société capitaliste à ne pas considérer le logement comme un droit fondamental et à réprimer toute forme d'initiative pour le reconquérir de façon autonome.
 

« C'est le grand choc de ce film. Alors qu'on croyait que les pouilleux étaient en dedans, on découvre qu'en fin de compte, ils étaient dehors, sous forme de politiciens sans scrupules et de bureaucrates serviles. » - Nathalie Pétrowski, La Presse

• Prix de la meilleure réalisation long-métrage documentaire
• et prix humanitaire, Hot Docs, 2003


   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
011


Rivières d'argent
Documentaire de Michel Gauthier
Produit par Nicole Hubert
2002, 50 minutes
Français

 
Entre 1990 et 1994, le gouvernement québécois octroie des permis d’exploitation à des compagnies privées de 57 petits barrages, obligeant le détournement d’une grande quantité de rivières du Québec pour produire de l’électricité. Cette décision sème la controverse et un moratoire est décrété. Mais en 2001, ce moratoire est levé et Québec annonce un nouveau programme d’octroi de sites pour la production d’électricité privée. Mais cette fois-ci, les citoyens ne se laissent pas faire. Ils se regroupent pour la sauvegarde de leurs cours d’eau, parmi les plus beaux de la province.
 
Ce combat, Michel Gauthier en fait le sien. Il s’applique à suivre dans son documentaire nombre de groupes de citoyens et d’artistes, qui ont entrepris ni plus ni moins une croisade pour obliger le gouvernement du Québec à abandonner la production privée d’hydroélectricité. Rivières d'argent est une enquête exhaustive sur les impacts de tels projets sur l’environnement. Cherchant autant à comprendre qu’à dénoncer, le film donne la parole aux promoteurs locaux convaincus des bienfaits de tels projets pour l’économie des régions, et aux citoyens qui questionnent la nécessité énergétique de tels projets et y voient une menace au développement de l’industrie récréo-touristique régionale.
 
En 2001-2002, Rivières d'argent contribue au débat public : le documentaire est diffusé largement et alimente le travail des comités de citoyens qui questionnent la pertinence d’un tel programme gouvernemental. C’est ainsi que la coalition Adoptez une rivière, soutenue par une cinquantaine d’artistes portes-paroles, réussit à « faire barrage » aux barrages. Le 26 novembre 2002, le gouvernement du Québec recule et met fin officiellement à son programme. Peut-on conclure que ce dossier est clos? Doit-on rester vigilants? Le réalisateur Michel Gauthier continue encore aujourd’hui à présenter son film afin de poursuivre la sensibilisation des citoyens. Un dossier chaud qui soulève les passions et beaucoup de questions.
 

« Dans Rivières d’argent, des promoteurs privés s’expliquent, des citoyens s’opposent, le gouvernement minimise l’affaire, les artistes adoptent symboliquement des rivières, les défenseurs de l’environnement s’époumonent. Bref un débat fort intéressant »
- Tommy Chouinard, Voir


   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
010


BANDE-ANNONCE


Un Everest de l'intérieur
Documentaire de Sylvie Van Brabant et Claude-André Nadon
Produit par Nicole Hubert et Sylvie Van Brabant (Rapide-Blanc)
ainsi qu' Yves Bisaillon (Office national du film du Canada)
2001, 52 minutes
Français

 
L’Everest. Plusieurs ont atteint son sommet, mais très peu l’ont fait sans recourir à de l’oxygène d’appoint, ni même un sherpa. En février 2000, les membres de l’expédition Everest Millenium, Claude-André Nadon, Bernard Mailhot, André Laperrière et François Loubert, partent à la conquête de l’Himalaya pour réussir cet exploit physique hors du commun. Mais devant la férocité du climat, la cruauté de l’interminable attente, et l’immensité de l’obstacle à surmonter, leur ascension se transforme peu à peu en une quête intérieure, en un voyage spirituel.
 
Afin de s’acclimater, les grimpeurs traversent le Tibet pour se rendre à l’Everest. En chemin, ils s’imprègnent de la mystique des lieux de pèlerinage bouddhistes. C’est le début du voyage spirituel. Une fois l’ascension entreprise, les quatre hommes surmontent d’énormes difficultés. Leurs tergiversations sur le moment opportun pour poursuivre la montée témoignent de leurs fortes individualités. Puis, les terribles conditions météorologiques les immobilisent pendant un mois au camp de base, à 5400 mètres d’altitude. Ils se remettent en question, et doutent de leur quête d’absolu. Coincés, les relations entre les membres s’effritent, les conflits éclatent, les masques tombent. Deux d’entre eux continuent, mais échouent. Au-delà de l’échec sportif, il y a l’échec de l’amitié.
 
Ponctué de confidences recueillies sous la tente, au camp de base, et de témoignages tournés à leur retour, Un Everest de l'intérieur est beaucoup plus qu’une expédition d’escalade. Courage et amitié, dissensions et rivalités : c’est un véritable laboratoire des rapports humains. Film sur la conquête de la montagne, symbole universel d’élévation de l’âme, l’émouvant documentaire de la cinéaste Sylvie Van Brabant et de l’ascensionniste Claude-André Nadon traite avant tout de la fragilité des liens humains.
 

« Un Everest de l’intérieur, un document étonnant qui nous fait entrer dans l’intimité de ceux qui ont déposé leur destin au pied de la capricieuse Déesse mère du monde. »
- Richard Chartier, La Presse
 
• Grand prix documentaire du Festival d’Autrans, 2002
• Prix Galaxi de l’Association canadienne des télévisions
• par le câble
, 2001

   
Distribution: Office national du film du Canada
 
009


BANDE-ANNONCE


Méchante job
Documentaire d'Ève Lamont
Produit par Nicole Hubert
2001, 70 minutes
Français


La mondialisation et l'intensification de la concurrence sur les marchés mondiaux continuent d'engendrer la détérioration des conditions de travail et des licenciements massifs. Depuis les années 80, la grande majorité des emplois créés au Québec ne sont plus des emplois salariés à temps plein mais plutôt des emplois à temps partiel et temporaires. Aujourd'hui, le chômage et la précarité du travail touche le tiers de la population québécoise. Il n’y a pas assez de travail pour tous, et pourtant, le travail reste encore officiellement véhiculé et reconnu comme la voie consacrée de valorisation personnelle et d'intégration sociale.

Le mythe du travail amène des individus avec ou sans emploi à poser un regard neuf sur la valeur primordiale de l’emploi bien ancrée dans nos sociétés. Face au marché du travail en pleine mutation des personnes provenant de diverses régions du Québec développent d'autres façons de se réaliser et de participer à la société que par l'occupation d'un emploi. Certains vont jusqu'à tenter l'exode de la société du travail.

Les artistes du Cochon Souriant travaillent en collectif au sein d'une compagnie de théâtre ambulant autogérée; une famille vit à la campagne de façon quasi-autosuffisante, loin du système de consommation; des mères de famille assistées sociales revendiquent un revenu de citoyenneté, et un homme d'affaire préfère la lutte sociale au commerce. Chacun à leur manière, toutes ces personnes redéfinissent le travail véritable en favorisant les rapports de réciprocité, en pratiquant l’entraide informelle, en s’investissant dans de projets culturels et sociaux, et en luttant collectivement pour améliorer leurs conditions de vie. Elles cherchent à avoir une prise sur leur vie, sur leur temps, sur le sens et la finalité des activités qui occupent ce temps, ce qu’elles ne retrouvent pas sur le marché du travail. Autant d’expériences et de pratiques variées qui soulèvent un sérieux questionnement sur la place qu’occupe le travail dans nos vies et nos sociétés.

   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
008


BANDE ANNONCE


Arjuna
Documentaire de Sylvie Van Brabant
Produit par Nicole Hubert (Rapide-Blanc)
ainsi qu' Yves Bisaillon (Office national du film du Canada)
2000, 52 minutes
Français

 
Des montagnes éblouissantes, un ciel plus bleu que bleu et des champs fleuris à l’infini… Quand Arjuna peint, la lumière jaillit. Ses tableaux révèlent sa vitalité, son talent, et son désir de vivre. Pour un jeune trisomique dont les chances de survie à la naissance étaient de six ans au maximum, c’est tout un accomplissement! Ses peintures –qui expriment autant les beautés de la nature que des moments significatifs de sa vie— le font voyager. Ses toiles sont sélectionnées en 1999 pour le Art and Soul Festival, une importante manifestation interdisciplinaire se tenant tous les 5 ans à Los Angeles, et regroupant des milliers d’artistes handicapés de plus de 38 pays à travers le monde.
 
Pour Arjuna, c’est le bonheur. S’il peut savourer ce moment, c’est grâce à ses efforts, et aussi à ceux de son exceptionnelle famille qui lui a démontré un amour indéfectible, depuis sa naissance en 1974. Comme en l’envoyant vivre à la Maison Emmanuel, une communauté thérapeutique alternative des Laurentides dont le travail consiste à développer le plein potentiel des handicapés sur le plan affectif et intellectuel. Arjuna, c’est l’histoire d’un jeune homme dont l’amour de ses proches et sa persévérance ont permis d’extérioriser davantage ses sentiments, et d’afficher une lucidité et une candeur bouleversantes.
 
Amie d’Arjuna et de sa famille depuis plus de 20 ans, Sylvie Van Brabant a pu ainsi plonger dans l’univers de cet être lumineux. La cinéaste croque un portrait intimiste sur le pouvoir de l’amour et de l’épanouissement de soi à travers l’art. Arjuna est un film tendre, empreint de poésie, qui va droit au cœur.
 

«  C’est d’abord l’histoire d’une personne exceptionnelle. Un jeune homme si fidèle à lui-même qu’il rayonne, en toute simplicité, une incroyable joie de vivre… Quelqu’un ni comme vous, ni comme moi. Quelqu’un de très spécial qui porte le nom d’Arjuna. »                          
- Sylvie Van Brabant

• Prix Fernand-Séguin pour la meilleure vidéo,
Festival International de Multimédia et de la Vidéo Santé, 2000


   
Distribution : Office national du film du Canada
 
007


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Seul dans mon putain d'univers
Documentaire de Sylvie Van Brabant
Produit par Lucie Lambert et Sylvie Van Brabant (Rapide-Blanc)
ainsi que Nicole Lamothe (Office national du film du Canada)
1997, 84 minutes
Français

 
Ils sont quatre : Julien, Frédéric, Noé et Michel. Mais ils sont seuls. Seuls face à leur avenir, après des années à se promener d’un centre d’accueil à l’autre. Ils ont volé et cogné, consommé et trafiqué de la drogue. Ils sont très forts, mais ils sont aussi blessés et vulnérables, saisis par moments de fulgurants éclairs de lucidité. Car, sous le regard de la caméra, ils peuvent parler. Des parents, de leur absence, des influences subies dès le plus jeune âge. Au cœur de leurs propos, un combat : celui de la violence, la toxicomanie, la détresse, l’impuissance et l’exclusion.
 
Ils sont talentueux et intelligents, mais ont mal tourné. À qui la faute? Comment le savoir? Au terme de cette année entière où Sylvie Van Brabant les a suivis, écoutés et accompagnés dans leurs tentatives pour faire leur place dans le monde et s’inventer un avenir, un bilan peut être tiré. Non pas de l’ensemble du phénomène de la violence, aux causes si profondes et ramifiées, mais bien de leur parcours difficile, et souvent douloureux.
 
Seul dans mon putain d'univers est un film-choc qui mêle réalisme, sensibilité et compassion pour scruter l’âme d’une génération dont la détresse, la violence et la toxicomanie sont symptomatiques d’un profond désarroi social. Aux témoignages de Julien, Frédéric, Michel et Noé, s’entremêlent les propos souvent virulents ou désabusés de jeunes croisés au hasard des rues. C’est à cette jeunesse en crise que la cinéaste a voulu donner la parole. Leurs mots crus secouent notre indifférence et nous font saisir toute la détresse de leur univers. Leur putain d’univers.
 

« Sylvie Van Brabant leur tire des confidences, des moments de vérité troublants. Son film n’est pas un cri de désespoir, c’est un appel – un rappel – à l’attention, à la compréhension de ce que sont ces enfants et de ce que nous sommes. »
 - Serge Dussault, La Presse

• Prix Fernand Séguin, 1999
• Grand Prix du Jury, Festival international du multimédia
• et de la vidéo santé, 1999
• Nomination pour le meilleur long-métrage québécois,
• Rendez-vous du cinéma québécois, 1998
• Nomination pour le Prix Chalmers du meilleur documentaire canadien


   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
et Office national du film du Canada
 
006


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Le trésor archange
Documentaire de Fernand Bélanger
Produit par Sylvie Van Brabant
1996, 76 minutes
Français


Qu’est-ce qui a bien pu pousser le musicien René Lussier et son ingénieur du son, Claude Beaugrand, de refaire le voyage du général de Gaulle sur le chemin du Roy? Qu’est-ce qui leur a donné l’idée d’enregistrer, sur leur Nagra, la langue imagée et colorée des gens ordinaires rencontrés en chemin? C’est leur amour de la musique, des sons et de la langue. À bord d’une Citroën de luxe, le French Spirit, ces deux passionnés de la langue retracent les pistes du patrimoine socio-linguistique et cherchent à retrouver la magie des contes populaires du Québec.
 
Hommage à la langue populaire, Le trésor archange est un road-movie calqué sur l’oeuvre musicale de René Lussier : Le Trésor de la langue. Poussant très loin la « musicalisation » de la langue, c’est-à-dire une traduction musicale de voix enregistrées, Lussier y juxtapose des voix connues, comme celles de Richard Desjardins, de Patrice Desbiens, de Michel Chartrand… et du Général. Longeant le fleuve qui les guide, Beaugrand et Lussier suivent ce voilier imaginaire, le Saint-Élias, devenu un roman emblématique de Jacques Ferron. Animés du même souffle que le romancier, à l’affût comme lui de la beauté du parler gardé vivant par les conteurs de Batiscan, ils partent à la conquête de la langue et d’eux-mêmes.
 
Le trésor archange est une aventure sonore et visuelle. La musique porte le film, elle lui donne son ton, et commande ses images. L’œuvre de Lussier rejoint aussi parfaitement les préoccupations historiques et culturelles propres au réalisateur Fernand Bélanger et à sa vision du combat linguistique québécois. Raconté avec un humour décapant, Le trésor archange est un film sur l’histoire du français en Amérique. Mais aussi l’histoire du Québec tout court : métissage, massacres des amérindiens, mesures de guerre, transmission des chants et des paroles des gens ordinaires, voilà tant de faits marquants qui parsèment cette véritable fable sur l’autonomie du Québec.
 

« Comme l’album de René Lussier, le film de Fernand Bélanger
détonne et attaque nos préjugés. »                                              
- Pierre Demers
 
• Primé au Festival du Nouveau cinémal, 1996


   
Distribution: Les Productions du Rapide-Blanc
 
005


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9, St-Augustin
Documentaire de Serge Giguère
Produit par Sylvie Van Brabant (Rapide-Blanc)
ainsi que Nicole Lamothe (Office national du film du Canada)
1996, 52 minutes
Français

 
Raymond Roy est un prêtre-ouvrier de Victoriaville où, depuis plus de trente ans, il livre bataille pour permettre aux laissés-pour-compte d’avoir un endroit pour dormir et manger, de recevoir une formation ou même d’avoir une chance de réintégrer la société. Personnage attachant favorisant le partage et la solidarité sociale, il est au service des plus petits, des écorchés de la vie, dans une société qui a pour seul idéal la consommation.
 
À travers ses écrits quotidiens dans lesquels il raconte, jour après jour, les bonnes et les moins bonnes expériences, cet homme d’action, mais aussi d’écriture, révèle ses doutes, ses révoltes et ses désespoirs. Coopératives, restos du cœur, entreprises de recyclage: ces initiatives que Raymond Roy croyait temporaires sont devenues permanentes. 9, St-Augustin est le témoignage doucement ironique d’un prêtre qui croit que la récupération et la redistribution de la nourriture demeurent une fausse solution au gaspillage et à la surconsommation. Que ses efforts ne constituent peut-être finalement qu’un sursis, face à toutes ces inégalités sociales qui persistent.
 
Le film de Serge Giguère pose un regard lucide et tranchant sur ce monde de surconsommation. En utilisant une façon unique de faire intervenir la fiction pour susciter le questionnement, il trace le portrait contrasté d’un homme de courage, mais aussi d’un homme de colère. D’un homme vaillant, mais aussi d’un homme fatigué de la bêtise des hommes. 9, St-Augustin, c’est aussi le portrait d’une société qui s’appauvrit sans cesse, une société au bord du naufrage.
 

« Le portrait de cet homme extraordinaire, esquissé par Giguère, est intime et révélateur, parfois plein d’ironie et de colère, mais toujours inspirant. »
- David McIntosh, Toronto International Film Festival

• Prix André-Leroux remis par l’Association québécoise
• des critiques de cinéma, 1996

• Meilleur moyen métrage, Rendez-vous du cinéma québécois,1996
• Nomination pour le meilleur film catégorie biographie/histoire,
Hot Docs, Toronto, 1996
• Compétition officielle, Visions du Réel, Nyon, Suisse, 1997


   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
004


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Baby Business
Documentaire de Judy Jackson
Produit par Sylvie Van Brabant (Rapide-Blanc)
ainsi que Don Haig (National Film Board of Canada)
1995, 59 minutes
Anglais et sous-titres français

 
Dans le meilleur des mondes, l’adoption internationale serait une solution idéale et humanitaire aux misères de l’infertilité des femmes du Nord et à la terrible pauvreté des familles du Sud. Malheureusement, le nombre de personnes des pays développés en attente d’adoption pour un enfant dépasse largement la disponibilité de bébés abandonnés légalement au tiers-monde. La raison? Les intermédiaires. Plusieurs de ces personnes –dont le travail consiste à assurer le lien entre les familles et les bébés abandonnés— sont en train de transformer l’adoption outre-mer en un lucratif marché de bébés. Dans ce contexte, la rencontre entre des avocats sans scrupules, des officiels corrompus, et des parents désespérés d’avoir un enfant, engendre trop souvent une situation dans laquelle les enfants deviennent les pions d’un jeu cruel et déshumanisant.
 
Baby Business relate l’expérience de Judy Jackson qui s’est aventurée dans le labyrinthe administratif de l’adoption internationale. Au Salvador, la cinéaste a rencontré des femmes découragées qui cherchent leurs enfants, enlevés par des soldats durant les violentes répressions du peuple des années 80. Plusieurs de ces enfants ont été vendus et adoptés dans d’autres pays depuis ce temps. Au Mexique, elle a écouté l’histoire de parents qui font du lobbying auprès du gouvernement, convaincus que leurs enfants perdus ont été donnés en adoption à l’étranger. Et au Guatemala, Judy Jackson a dévoilé au grand jour un système de pouponnières illégales, appelées casas de engorde ou maisons de gavage.
 
Des scénarios comme ceux-ci, il s’en produit à tous les jours, dans le monde entier. Dénonçant vigoureusement cette situation, la cinéaste présente aussi un exemple encourageant : un programme d’adoption en Haïti administré de manière intègre et humaine qui élimine l’intrusion des intermédiaires assoiffés d’argent. Baby Business est un plaidoyer articulé et documenté pour mieux comprendre le complexe processus d’adoption internationale. C’est un guide instructif pour les agences d’adoption en Occident et un instrument de conscientisation poignant pour les couples infertiles désireux de connaître la joie d’élever un enfant.
 

• Gold Apple Award, National Educational Media,
• Oakland, 1996
• Certificate for Creative Excellence, International Film
• and Video Festival, Illinois, 1996.
• Finalist Award, New York Festival, 1996
• Gold Cindy, International Cindy Competition, Spring Valley, 1997


   
Distribution : National Film Board of Canada 
 
003


BANDE-ANNONCE


Le roi du drum
Documentaire de Serge Giguère
Produit par Sylvie Van Brabant
1992, 54 minutes
Français

 
Héros populaire de l’Est de Montréal, être passionné, entier et naïf, Guy Nadon, c’est le rythme incarné. Un batteur de jazz qui frappe sur tout ce qui fait du bruit. Un roi de l’improvisation musicale, mais aussi un roi de l’improvisation tout court, tenant parfois des propos à la limite du surréalisme. Un « patenteux » qui fabrique ses propres batteries, et construit son propre univers lorsqu’il se retrouve derrière un drum. Un univers débridé, à l’image du Montréal des années 50, celui des clubs de nuits de Montréal, celui de l’âge d’or du jazz au Québec.
 
Le roi du drum raconte la vie d’un musicien autodidacte doué, dont le seul malheur est d’être né au Québec dans les années 30, et de ne pas avoir su se vendre aussi bien que d’autres jazzmen. Il a refusé une carrière internationale, ses peurs –rejoignant celles de la société québécoise de l’époque Duplessis— ayant limité ses ambitions pourtant démesurées. Artiste marginalisé, souvent incompris et rarement appuyé, Guy Nadon a plutôt persisté à faire germer son imaginaire de percussionniste et de fantaisiste, sans jamais presque quitter son quartier.
 
Film inclassable, Le roi du drum est un documentaire fignolé comme une fiction, dans lequel on retrouve un montage d’images aussi syncopé que la musique de Ti-Guy-la-canisse. Ces incursions fantaisistes sont autant d’évocations du Québec d’avant la télévision, que de la vie d’un musicien dont la passion pour le jazz est sans limites. Serge Giguère propose un portrait profondément humain, traité avec autant de folie que son personnage, un homme ordinaire qui se métamorphose devant sa batterie. Le roi du drum, c’est aussi un film sur l’Est de Montréal, sur ses gens simples et sincères qui ont l’espoir


« Le Roi du drum n’évoque pas strictement la contribution de Guy Nadon au jazz québécois. Il s’agit de sa contribution à la vie. »
- Alain Brunet, La Presse

• Prix de la Critique aux Rendez-vous du Cinéma québécois, 1992
• Prix Gémeaux, Meilleur recherche, 1992


   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
002


BANDE-ANNONCE


Oscar Thiffault
Documentaire de Serge Giguère
Produit par Sylvie Van Brabant
1988, 56 minutes
Français


Ah! Ouigne in hin in!, chante avec joie et énergie Oscar Thiffault. Rythmes sautillants, refrains accrocheurs, mélodies imagées, ses chansons sont un croisement entre le country et le folklore québécois. Il raconte fièrement dans une langue savoureuse, des histoires sur les parcomètres, sur le premier satellite Spoutnik, sur la construction du pont de Trois-Rivières, sur les filles de joie du red light montréalais, et sur Maurice Richard, au lendemain de l’émeute du Forum. Oscar Thiffault, un homme à la fois modeste et allumé, est plus qu’un chanteur, c’est un conteur, témoin de son époque qui a écrit avec esprit et humour des chansons qui, malheureusement, risquent de s’effacer de notre mémoire collective.
 
Mais c’est sans compter sur Oscar Thiffault le documentaire de Serge Giguère qui, appuyé d’extraits d’archives, raconte la vie d’un personnage important de notre patrimoine folklorique. De l’époque où il a été bûcheron, ouvrier d’usine, et travailleur dans les mines, Oscar Thiffault en garde un souvenir vif. D’autant plus qu’il en a tiré des chansons à la fois désopilantes et pertinentes, comme Le Rapide Blanc, une chronique sociale sur la solitude des bûcherons et les femmes qui les désennuient. Pour le film, il accepte de retourner au vrai Rapide Blanc, au nord de La Tuque. Il parle aussi avec tendresse de l’époque des tournées dans les chantiers et les festivals de musique country au Québec et aux États-Unis, en compagnie de son complice de toujours, Rolland Provencher. Une époque où les droits d’auteur représentaient trois cents par disque.
 
Portrait humoristique et sensible, Oscar Thiffault est une bouffée de bonheur. À 75 ans, le chanteur se prête au jeu du cinéaste qui le met en scène. Comme dans ce moment où, sur fond d’animation, il s’envole dans son magnifique avion à hélice rouge. Personnage universel, Oscar Thiffault est une légende de la chanson québécoise, mais surtout un être attachant, dont le positivisme face à la vie est touchant et édifiant.
 

« Y mouillera pu pantoute, pantoute. La compagnie des parapluies
vient de tomber en banqueroute »
- tiré
d’une chanson d’Oscar Thiffault

• Prix de la critique aux Rendez-vous du cinéma québécois, 1988
• Mention honorable, Festival de Banff, 1988
• Meilleur film sur un personnage canadien et meilleur montage,
• Yorkton Film Festival, 1988


   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc
 
001


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Depuis que le monde est monde
Documentaire de Sylvie Van Brabant,
Serge Giguère et Louise Dugal
Produit par Sylvie Van Brabant
1981, 64 minutes
Français


La naissance d'un enfant est l'expression très simple de la vie dans sa totalité. C'est une conscience renouvelée de ce que la femme et l'homme sont profondément, dans un contexte respectueux et digne de la formation de la famille. En attente de la venue de leur premier enfant, Sylvie Van Brabant et Serge Giguère recherchent un lieu propice à l'accouchement. L'endroit et le choix des personnes qu'ils désirent présents à la naissance les emmènent à s'interroger sur les conditions d'accouchement au Québec. Pour Sylvie, la maternité constitue un moment privilégié pour se réapproprier son corps et pour mettre en valeur ses connaissances et ses capacités. Abondant dans son sens, Serge se joint à elle, et ils se lancent dans la réalisation d'un film pour traiter du phénomène de la surmédicalisation de la naissance.

Depuis que le monde est monde est un film-choc qui permet d'assister dans l'intimité aux accouchements de trois couples qui ont accepté de participer au film. Par leur action, ils aident à illustrer le questionnement, mais aussi à proposer des alternatives aux interventions médicales dominantes en milieu hospitalier. Afin de démontrer les pratiques habituelles dans les hôpitaux du Québec, Lucie et Marcel accouchent avec un obstétricien à l'Hôpital Sainte-Justine. Linda et René choisissent un accouchement dans l'illégalité à la maison avec deux sages-femmes. Et un couple de la Beauce, Francine et Jean, se bat pour avoir une chambre de naissance à l'intérieur de l'hôpital de Beauceville, afin de prouver qu'il est possible d'accoucher selon ses convictions en milieu hospitalier.

Par son rayonnement médiatique, Depuis que le monde est monde a participé à une grande remise en question des pratiques d'accouchement au Québec au début des années 1980. De ce questionnement, un mouvement de parents, de professionnels de la santé, et de sages-femmes autodidactes a vu le jour. Le mouvement a organisé une série de colloque intitulée Accoucher ou se faire accoucher dont le but était de fournir des recommandations au gouvernement provincial. Le débat a perduré pendant 25 ans. Ce n'est qu'en 2005 que les femmes ont finalement eu le droit d'accoucher à la maison, en compagnie de sages-femmes.
 
   
Distribution : Les Productions du Rapide-Blanc